La réactivation de l’association Bordeaux-Aquitaine-Maroc, créée en 1981 à l’initiative de son président fondateur Michel Laurent, un ancien élu bordelais, marque une volonté affirmée de renouer avec un héritage de plus de quatre décennies. Cette structure entend désormais mettre ses efforts au service du renforcement des liens humains, culturels, économiques et sociaux entre la métropole girondine, sa région et le Royaume du Maroc.
Dans ce contexte, l’actuel président de l’association, Mohamed Boukhaled, a insisté sur la nécessité de mobiliser les acteurs économiques, institutionnels, universitaires, culturels et associatifs afin de concevoir des projets générateurs de résultats concrets pour les deux territoires. M. Boukhaled, ancien cadre dirigeant au sein de grandes institutions financières et entrepreneur dans le secteur numérique, a souligné l’importance de faire de cette association un projet stratégique au service, notamment, des institutions de Nouvelle-Aquitaine et du Maroc.
De son côté, la consule générale du Royaume à Bordeaux, Nezha Sahraoui, a salué la réactivation de cette entité, qu’elle qualifie de « patrimoine vivant des relations entre Bordeaux et le Maroc ». Elle a noté que l’histoire de cette association constitue un atout précieux pour bâtir de nouvelles initiatives. La diplomate a également appelé à faire de la coopération territoriale, économique, académique et culturelle un levier supplémentaire de rapprochement entre le Maroc et la région Nouvelle-Aquitaine, tout en encourageant la mobilisation des compétences marocaines et franco-marocaines, des entrepreneurs, des universitaires et des chercheurs, véritables forces de liaison entre les deux pays.
Michel Laurent, invité à participer à cette cérémonie en tant que président d’honneur de l’association, a pour sa part insisté sur la nécessité de dépasser les échanges purement symboliques pour lancer des initiatives concrètes et durables, particulièrement dans les domaines culturel et économique.
Cette démarche s’inscrit dans un contexte marqué par l’élargissement et la diversification des relations entre le Maroc et les territoires français, portés par le potentiel considérable de la région Nouvelle-Aquitaine dans divers secteurs. Selon les promoteurs de l’initiative, la coopération en matière d’urbanisme, de culture, d’adaptation des territoires aux changements climatiques, ainsi que les échanges éducatifs et universitaires et les partenariats entre entreprises, constituent des axes clés pour insuffler une nouvelle dynamique à ces relations bilatérales.








